Fiche Pays Ouganda

L'Ouganda

Intitulé officiel du pays : République d’Ouganda
Capitale : Kampala
Superficie : 241 038 km²
Population : 41 487 965 habitants
Peuples et ethnies : Plus de trente groupes ethniques vivent en Ouganda, dont la majorité est baganda.
Langues : Swahili, anglais
Religions : Les religions les plus représentées sont le christianisme (45 %), l’anglicanisme (35 %) et l'islam (10 %).
Institutions politiques : République à parti unique
Président de la République : Yoweri Museveni


L’histoire de l'Ouganda

L’Ouganda actuel est constitué du regroupement de quatre royaumes. Sujet de convoitise entre les puissances européennes, c’est finalement la Grande-Bretagne qui l’intégrera à son empire colonial en 1890.


Avant la colonisation

Pour son climat tempéré et ses terres fertiles, les agriculteurs de langue bantoue puis les pasteurs de langue nilotique peuplent la région des Grands Lacs au début de notre ère. Ces deux populations qui ne partagent pas la même langue acquièrent néanmoins au fil du temps des points communs culturels et relatifs au mode de vie. Ils continuent cependant de vivre sur des territoires différents.

  • XVe siècle : Pendant deux siècles, le Bunyoro, premier grand royaume de la région, va conquérir la plus grande partie du centre de l’Ouganda.
  • Fin du XVIIe siècle : En raison des conflits qui perturbent la stabilité du Bunyoro, la province du Bouganda prend son indépendance. Le Bouganda gagne en influence dans la région. L’organisation de ce nouveau royaume repose sur le roi, appelé kabaka, qui exerce un contrôle direct sur l’armée, et sur le lukiko, un conseil de nobles. Malgré son influence grandissante, le Bouganda n’arrive pas à dominer les autres territoires, qui prennent leur indépendance vis-à-vis du Bunyoro : l’Ankole et le Toro.

La domination britannique

Les explorateurs britanniques, dans leur quête des sources du Nil, sont les premiers Européens à fouler le sol ougandais. C’est le kabaka Mutesal I (qui règne de 1852 à 1884) qui reçoit John Hanning Speke, puis le fameux explorateur Henry Morton Stanley. Ce dernier propose d’évangéliser le royaume.

  • 1879 : Suite au passage de Stanley, le premier missionnaire arrive au Bouganda.
    La guerre civile enflamme le royaume moins de dix ans plus tard. Afin de maintenir son influence sur la région, de conserver la stabilité près du Kenya et d’éviter l’influence de l’Égypte musulmane, la Grande-Bretagne interviendra militairement pour mettre fin au conflit. Elle protège ainsi ses positions face à l’Allemagne, sa grande rivale en Afrique de l’Est.
  • 1894 : Un accord de protectorat est arraché par la Grande-Bretagne à Mwanga, fils de Mutesa I. L’armée du Bouganda est mobilisée par les Britanniques avec l’objectif de dominer les autres royaumes.
  • Entre 1900 et 1902 : Les royaumes d’Ankolé et de Toro passent sous le contrôle du protectorat britannique. Grâce à sa tradition chrétienne, le Bouganda est autorisé à conserver son propre système politique et social. Les autres royaumes conquis font l’objet d’une politique de colonisation plus directe. Si, en raison de la trypanosomiase et du paludisme qui sévissent dans la région, l'Ouganda n’a jamais constitué une colonie de peuplement, elle a connu une forte présence de missionnaires, catholiques ou protestants. La colonisation permet le développement de l’agriculture et, par conséquent, l’apparition d’une classe paysanne aisée. Ce système dominé par le Bouganda sera en vigueur jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
  • Dès 1945 : Les revendications en faveur de l’indépendance gagnent de l’ampleur depuis l’entre-deux-guerres.
  • 1953 : Parce qu’il avait exprimé son désir d’indépendance pour le Bouganda, le kabaka Mutesa II est exilé pendant trois ans à Londres.

L’indépendance

Les négociations pour l’indépendance de l’Ouganda prennent du temps : elles n’aboutiront qu’en 1962. La question des structures politiques, résultant des différences de systèmes entre les anciens royaumes, est un des problèmes majeurs. La première Constitution institue un système fédéral où les quatre anciens royaumes sont associés. Cependant, le Bouganda conserve une domination sur les autres territoires, laquelle se retrouve dans le nom du nouvel État : Ouganda, pays des Baganda. C’est également le souverain du Bouganda, le kabaka Mutesa II, qui devient président à vie du nouveau pays. Mais cette mainmise est contrebalancée par le Premier ministre, Milton Obote, fondateur en 1960 du Congrès du peuple ougandais (UPC, Uganda People's Congress). L'UPC représente les populations nilotiques du nord, opposées à la domination économique et politique du Bouganda. Elles militent pour un État centralisé. À partir de ce moment, on assiste à une recrudescence des tensions entre les groupes nilotiques du nord et les Bantous du sud.

  • Mai 1966 : Obote provoque la destitution du kabaka en envoyant l’armée au Bouganda, et impose la centralisation de l’Ouganda. Il est soutenu dans ce coup d’État par Idi Amin Dada, chef d'état-major. Celui-ci appartient à ethnie musulmane minoritaire du nord-ouest. En 1967, Obote fait promulguer une nouvelle Constitution qui abolit le système fédéral basé sur les anciens royaumes. Il met aussi en place un régime présidentiel à parti unique.

Les dictatures de Milton Obote et d’Idi Amin Dada

Petit à petit, différents facteurs déstabilisent Obote : la résistance des Baganda (dont les intérêts économiques sont menacés par la politique de nationalisation du commerce), la dégradation globale de l’économie et des accusations de corruption.

  • Janvier 1971 : Suite à un coup d'État qu’il orchestre, Amin Dada arrive au pouvoir. Il institue aussitôt un régime de terreur qui touche aussi bien les Bagandas que les groupes nilotiques : augmentation des effectifs de l’armée, élimination des opposants politiques.
    On évalue à 200 000 le nombre de ses victimes. Il ordonne également l’expulsion de 60 000 Asiatiques, qu’il accuse de monopoliser l’économie.
  • 1978 : Le pays est au bord de la banqueroute : le gouvernement survit grâce aux prêts des États musulmans, sympathisants d'Amin Dada.
    Amin Dada, ayant des vues sur un territoire frontalier tanzanien, donne l’ordre à l’armée d’entrer en Tanzanie en novembre 1978. La Tanzanie réplique, contraignant Amin Dada à s’exiler en Arabie Saoudite. Julius Nyerere, le président tanzanien, met en œuvre le rétablissement d'un régime civil en Ouganda. Malgré cela, la situation reste troublée et, après trois présidents successifs, c’est l’ancien Premier ministre Obote qui revient au pouvoir quand son parti, l’UPC, remporte les élections de décembre 1980. L'économie ougandaise est alors dans une situation catastrophique : la famine fait des ravages au nord et le taux d'inflation dépasse 200 %.
  • 1981 : L’opposition politique est réprimée de manière brutale après que les troupes tanzaniennes se soient retirées. Le nombre de victimes s’élève à cent mille personnes, tuées ou mortes de faim. Le régime en place fait face à une double opposition : les commandos armés des fidèles d'Amin Dada au nord, et au sud, l'Armée nationale de résistance (NRA, National Resistance Army). La NRA est dirigée par Yoweri Museveni, un Banyankolé formé en Tanzanie et au Mozambique. La contestation gronde également au sein de l'armée nationale, puisque les principaux postes politiques et militaires ont été confiés par Obote aux membres de son ethnie, les Lango.
  • 1985 : Obote est renversé par un coup d'État dirigé par le général Tito Okello, qui fait partie de l'ethnie nilotique des Acholi, située au nord, et il se réfugie en Zambie.
  • Janvier 1986 : Après quatre jours de combat à Kampala, la capitale, le dirigeant de la NRA, Yoweri Museveni, prend le pouvoir.

Les réformes

Le nouveau gouvernement engage de profondes réformes en Ouganda.

  • Depuis le début des années 1990 : On assiste à une embellie de la situation économique, avec une inflation limitée, un taux de croissance continu et une politique de liberté des changes. Au niveau politique, le président Museveni a astreint le gouvernement à constituer une union nationale regroupant plusieurs ethnies.
  • 1992 : Museveni supprime les mesures d’interdiction des partis politiques. En 1993, il autorise la restauration de la royauté au Bouganda : Mutebi II est intronisé. Malgré ces signes d’ouverture, Museveni se révèle réticent à un réel multipartisme.
  • Dès 1986 : Dans le nord du pays, des instabilités demeurent. L’armée a cependant été réorganisée grâce à la fusion des troupes régulières avec celles de l’ANR. Mais la guérilla menée par l'Armée de la résistance du Seigneur (LRA, Lord's Resistance Army), soutenue par le Soudan voisin, intervient contre l'Armée de libération populaire, formée de rebelles sudistes, animistes et chrétiens, opposés au régime islamique soudanais, qui bénéficient temporairement de l'appui du gouvernement. Le multipartisme n’est toujours pas d'actualité : les pays occidentaux, dont les États-Unis, essaient d’exercer des pressions en ce sens sur le régime à travers les financements des organismes internationaux. La problématique de la nature de l'État fédéral ou unitaire reste également irrésolue.
  • 1994 : Museveni fait intervenir l’Ouganda dans la guerre au Rwanda. Paul Kagamé, l’actuel président rwandais, avait en effet été son chef des services de renseignement pendant dix ans, et les réfugiés tutsi du Rwanda avaient soutenu la prise de pouvoir par la LRA à Kampala. En 1997, l’Ouganda intervient aussi au Zaïre, future République démocratique du Congo, en favorisant le renversement du président Mobutu au profit de Laurent-Désiré Kabila.
  • 1999 : C’est justement le soutien à Kabila qui fait s’éloigner Museveni de ses traditionnels alliés rwandais. Alors que le Rwanda soutient la rébellion congolaise opposée à Kabila, Museveni signe avec Kabila, sous l’égide de la Libye, un accord visant au retrait des troupes ougandaises. Puisqu’au nord, la situation ne semble pas évoluer et les mouvements rebelles conservent une réelle influence, le gouvernement de Kampala oriente ses efforts vers le sud. Cependant, les guérillas locales, qui se sont alliées avec les rebelles hutu du Rwanda, restent très actives.
  • Début juillet 2000 : Un référendum sur le multipartisme a lieu en Ouganda. Selon les résultats annoncés par la commission électorale, les citoyens auraient voté à 91% pour le maintien d’un parti unique (NRM). Pourtant, la moitié de la population n’a pas voté. Le parti de l'opposition, DP, annonce qu’il ne respectera pas le résultat des élections. Au niveau international, les années 2000 voient se dérouler des affrontements entre les troupes ougandaises et rwandaises sur le territoire congolais, notamment autour de la ville de Kisangani.

La géographie de l’Ouganda

Cet État à la superficie proche de celle du Royaume-Uni (236 860 km², mais qui comprennent 44 000 km² de lacs et de marais), est situé entre le Soudan au nord, le Kenya à sa frontière orientale, la RDC à l’ouest et le Rwanda ainsi que la Tanzanie au sud-ouest. Au sud, le pays est bordé par le fameux lac Victoria.
La majeure partie du pays est formée d'aplanissements étagés, situés entre 1 200 et 1 500 m d’altitude, creusés par une vallée où se trouvent le lac Victoria (1 134 m) et le lac Kyoga. L’altitude est plus faible vers le nord de l’Ouganda. Le relief est constitué de dômes granitiques, notamment dans la région du Bunyoro. Les sommets les plus importants se trouvent près des frontières. Côté ouest, c'est au niveau du fossé du Rift occidental (600 m) que pointe le horst du Ruwenzori (5 110 m), tandis que les hauteurs du Kigezi culminent sur le versant nord des volcans Virunga. A l'est, le sommet le plus élevé est le volcan de l'Elgon (4 321 m). Les frontières avec le Kenya et le Soudan au nord sont marquées par des horsts cristallins, accidentés de volcans tels que le Moroto (3 050 m d’altitude).


L’économie de l’Ouganda

Le climat favorable de l'Ouganda et la fertilité des sols permettent notamment la culture du café – l’Ouganda est d’ailleurs, en 1997, le 7e exportateur mondial -, de la canne à sucre, du coton et des patates douces. L'élevage laitier fait partie des industries agricoles en développement. Au niveau industriel et commercial, de grandes familles d’entrepreneurs d’origine indienne dominent traditionnellement ces secteurs. Depuis le tournant des années 2000, la croissance économique a été ininterrompue et s’est accompagnée d’une amélioration de la situation économique générale, avec une inflation maîtrisée, une infrastructure modernisée et une augmentation des exportations ainsi que des investissements.


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