Fiche Pays Rwanda

Le Rwanda

Dénomination officielle du pays : République du Rwanda
Capitale : Kigali
Superficie : 26 338 km²
Population : 55 572 201 habitants
Peuples et ethnies : Si les ethnies rwandaises ne se distinguent ni par leurs coutumes, ni par une langue propre, ni par une religion propre, on distingue néanmoins 3 ethnies parlant toutes le kinyarwanda. Ainsi, les Hutus, les Twa et les Tutsi ont été définies lors de la colonisation belge. Elles cohabitent sur le territoire en partageant la même foi envers Imana et en se mariant entre deux ethnies.
Langues : français, anglais, kinyarwanda.
Forme politique : République
Président de la République : Paul Kagame


Histoire du Rwanda

Les Pygmées, dont descend l'actuelle tribu des Twas, sont considérés comme les tout premiers habitants du Rwanda.

  • 1 000 ans avant J.-C. : des fouilles archéologiques attestent de la présence humaine grâce à une activité métallurgique du fer et à la présence de poteries que l'on doit rapprocher de la culture bantou. Elles seraient dues à un peuple provenant du Congo et ayant migré à cette époque.
  • Entre le Xe et le XVe siècle : des pasteurs du nord, les Tutsi, s'installent au Rwanda.
    On constate au moment de la colonisation, que le kinyarwanda s'impose comme langue commune à ces trois communautés et que la religion est également commune. Au temps du Roi ou également nommé Mwami, le pays était régi de façon administrative par les chefs de sol (appartenant généralement aux Hutus), les chefs des armées (appartenant aux Tustsi), ainsi que par les Chefs de pâturage (Tutsi également). Cette organisation était gérée selon l'arbitrage de Mawani considéré comme le Dieu suprême représenté par Imana. L'aristocratie tutsi détenait le pouvoir et le conservait en ne célébrant des mariages qu'entre eux, contrairement aux pasteurs et cultivateurs à qui il arrivait de s'unir entre différentes castes.

Colonisation européenne

  • 1858 : la région des grands lacs est découverte par John Hanning Speke, premier Européen, même si celui-ci ne rentre pas dans le pays.
  • Aux environs de 1880 : les premières missions catholiques ainsi que des explorateurs allemands arrivent. Ces derniers prennent possession du Ruanda (Rwanda) et de l'Urundi (le Burundi) et contrairement à l'avis de Mwami Musinga, les intègrent dans leurs colonies d'Afrique orientale.
  • En 1916 : Anglais et Belges chassent les Allemands du pays et en prennent le contrôle. C'est ainsi que la Belgique se retrouve à gérer l'administration du Ruandi-Urundi contrôlé désormais par la SDN, la Société des Nations. La SDN s'appuie tout d'abord sur l'aristocratie tutsi et le Mwami Musinga qui assurent l'autorité jusqu'au gel de leurs pouvoirs du fait de la réforme de 1926, date à laquelle la transmission des pouvoirs du chef se transmettent de génération en génération.
  • 1931 : Mutara III Rudahigwa, remplace son père le Mwami Musinga qui est pour sa part destitué, car jugé trop autoritaire et se retrouve en exil en République démocratique du Congo (l'ancien Congo belge). De grand travaux de revalorisation du pays sont mis en oeuvre par la nouvelle administration sur ordre de la puissance coloniale.
  • 1934-1935 : un recensement des hommes adultes valides banyarwanda est réalisé et ceux-ci se voient remettre un livret d'identification sur lequel figure leur appartenance sociale ou autrement dit ""ethnique"".
    En 1943, les missions d'ordre religieux catholique, chrétien et protestant se multiplient et assurent le développement de l'éducation sur l'ensemble du territoire. De son côté, âgé de 20 ans, le jeune Mwami Mutara se fait baptiser, cependant ses relations avec les autorités de tutelle et l'église ne sont pas au mieux du fait que l'administration locale récupère de plus en plus de pouvoirs locaux. Mwami Mutura désire que les chefs soient à nouveau élus et que l'on supprime les corvées publiques et la chicotte. De leur côté les responsables hutu souhaitent plus d'implication dans le pouvoir, alors qu'ils n'ont pour seule formation que les écoles des missions.
  • A partir de 1956 : alors que la majorité hutu tente de récupérer le pouvoir qu'ils avaient avant la colonisation en instaurant des réformes politiques et sociales, le Mwami Mutura mis sous pression par ses conseillers et sous l'influence du Conseil supérieur dont il est la tête, oeuvre activement pour l'indépendance du pays et désire vivement un calendrier d'accession à celle-ci. En 1959, alors qu'il doit présenter cette requête aux Nations Unies, il est convoqué dans la capitale du Ruanda-Urundi, Bujumbura.
  • 25 juillet 1959 : une guerre civile subite éclate dans le pays au moment même où la mort mystérieuse du Mwami Mutura est annoncée.

La révolution hutu

Faute d'héritier et mis au pouvoir par les conseillers de Mwami Mutura, Kigeli V arrive au pouvoir, mais sa nomination est considérée comme illégitime par les Hutu. Ce dernier pour sa part se voit très ferme quant à la politique visant à maintenir les privilèges de l'aristocratie tusi. En 1957, les revendications socio-économiques prennent une dimension politique importante sous l'égide du Mouvement de l'émancipation hutu, le Parmehutu et des affrontements communautaires éclatent. L'Eglise s'allie alors avec l'administration coloniale et la majorité hutu, et permet aux révoltes de novembre 1959 d'éclater. Le pays se retrouve totalement ensanglanté après qu'un homme politique hutu ait été assassiné. Peu nombreux, les Tutsi sont pourchassés et décimés.

  • 1960 : un exode massif des Tutsi a lieu, tout comme le Mwami qui quitte le pays.
  • Janvier 1961 : en ce début d'année, la république est reconnue et de son côté la monarchie est renversée par un référendum, avec 80 % des voix, quelques mois après.
  • Septembre 1961 : les élections sont remportées avec 78 % des voix de l'Assemblée nationale par le Parmehutu.
  • Le 26 octobre 1961 : élection de Grégoire Kayibanda, secrétaire de l'archevêque rwandais et dirigeant du Parmehutu, comme président de la république du Rwanda.

Indépendance

  • 1er juillet 1962 : proclamation par la Belgique de l'indépendance du Rwanda. Le Parmehutu devient le MDR, mouvement démocratique républicain et prend la tête du pays durant 10 ans. Les élections de 1965 et 1969 voient la réélection de Grégoire Kayibanda.
  • 1963 : nouvelle vague de massacres des Tutsi suite à une tentative avortée de coup d'état de Tutsis en exil.
  • 1966 : quelques Tutsi armés se positionnent au sud du pays à la frontière, ce qui entraîne la reprise d'actes de violence dans les structures éducatives primaires et supérieures. Par ailleurs, les Tutsi sont de nouveaux victimes de violence, alors que des affrontements éclatent au Burundi entre les Hutu qui cherchent à se réfugier au Rwanda et les militaires tutsi qui dominent le Burundi. D'autres désaccords naissent également entre les tribus hutus du nord et celles de centre et du sud du pays.

La seconde République

  • Juillet 1973 : le pays connaît de nombreux reversements de situations avec la destitution du président Kayibunda par le ministre de la Défense, le général Juvénal Habyarimana un Hutu du Nord. La suspension du MDR et du parlement est effective et un nouveau chef de l'Etat arrive et s'insurge contre l'actuelle politique qui discrimine les ethnies et les régions. Néanmoins, il rejoint son prédécesseur dans sa politique en limitant les places dans les administrations et les écoles. Il n'y a aucune nomination tutsi au sein des dix préfectures ni parmi les cent quarante-trois bourgmestres, les maires.
  • 1975 : le MRND, le Mouvement révolutionnaire national pour le développement, le parti propre au président Habyarimana, est fondé.
  • 1978 : le régime du parti unique est entériné par l'adoption d'une nouvelle constitution.
    Le président Habyarimana voit son mandat renouvelé en 1983 et en 1988 après avoir déjoué un coup d'état en 1980.
  • 1990 : des troupes armées françaises, belges et centre-africaines sont envoyées au Rwanda pour contrer un coup d'état orchestré par les Tutsi exilés en Ouganda et visant à aider le Président Museveni à prendre le pouvoir. Ces exilés ont le soutien des Hutu modérés installés à l'intérieur du pays et formant le Front patriotique rwandais (FPR) un mouvement opposé au régime en place.
  • 1991 : une nouvelle constitution est mise en place par le président Habyarimana sous la pression d'une vague de démocratisation et de son opposition. Cette nouvelle constitution instaure une démocratie pluraliste. Une assemblée nationale transitoire est instaurée remplaçant le Conseil national de développement et c'est la création de la fonction de Premier ministre.

Le génocide rwandais

  • Août 1993 : signature en Tanzanie à Arusha d'un accord partageant le pouvoir entre les partis opposants, le FPR et le MRND. Le front patriotique rwandais s'empare du nord du pays en arrivant d'Ouganda et cause la mort de plusieurs milliers de Hutu, alors que Faustin Twagiramungu, président du MDR et Hutu modéré n'arrive pas à former son gouvernement de coalition.
  • 6 avril 1994 : deux missiles détruisent l'avion présidentiel à l'approche de l'aéroport de Kigali et qui transportait les présidents hutu du Burundi et du Rwanda. Les milices extrémistes ripostent immédiatement en assassinant les Hutus modérés et des Tutsi. 500 000 personnes sont massacrées sans aucune intervention des puissances occidentales belges et françaises ou des Nations Unies, malgré leur présence dans le pays dans le cadre de leurs missions d'assistance au Rwanda (Minuar).
  • 23 juin 1994 : mandatée par l'ONU, la France lance ""l'Opération Turquoise"" une opération à la fois militaire et humanitaire. Le sud-ouest du pays voit l'instauration d'une zone de sécurité.
  • 4 juillet 1994 : échec des tentatives de cessez-le-feu et le FPR grâce au soutien de l'Ouganda s'empare de KIgali. Certains civils hutu craignant des représailles se replient dans la zone de sécurité avec le FAR, les Forces armées rwandaises. Les abords de Goma voient le développement entre le Zaïre et la Tanzanie de camps de réfugiés gigantesques et abritant près de 2 millions de réfugiés. Les mesures d'aides des organisations humanitaires n'étant pas suffisantes, des épidémies comme le choléra se développent rapidement.
  • 19 juillet 1994 : le FPR instaure à Kigali un gouvernement suivant les accords d'Arusha, mais rejette néanmoins le MRND, ancien parti unique, le rendant en parti responsable des génocides. Seth Sendashonga, ministre de l'Intérieur et qui sera tué en 1998 à Nairobi, est destitué tout comme Faustin Twagiramungu du parti MDR qui donne sa démission et sera remplacé par Pierre-Célestin Rwigyema. Il proteste de ce fait contre la volonté de pouvoir unilatéral exercé par le FPR. Il règne dans le pays un climat de suspension et de nombreuses arrestations arbitraires sont dénoncées par les organisations internationales et par la Ligue rwandaise. Alors que le Zaïre exige le retour des réfugiés, la situation du pays retarde fortement celui-ci.

La problématique des réfugiés

Les organisations internationales exercent de fortes pressions sur les autorités nouvelles de Kigali pour aider les réfugiés à revenir.

  • Fin avril 1995 : face à la propagande très active des gens en faveur de l'ancien régime, les camps de la zone de sécurité sont brutalement évacués par le régime qui devient plus dur. L'armée Tutsi rentre dans le camp de Kibeho, tuant plusieurs centaines de réfugiés.
  • 9 juin 1995 : le MINUAR, la Mission des Nations Unies pour l'assistance au Rwanda reconduite pour les 6 derniers mois, voit ses effectifs et son mandat fortement réduits par le Conseil de sécurité sous décision de Kigali.
  • Fin 1995 : 43 ONG ayant dénoncé le massacre de Kibeho sont expulsées sur ordre du gouvernement, alors que depuis les camps du Zaïre, les responsables du génocide préparent leur revanche.
  • 1997 : les 400 000 réfugiés hutu du Rwanda tentent de trouver refuge dans les forêts zaïroises du fait du renforcement des troupes de Laurent-Désiré Kabila grâce à l'Ouganda et le Rwanda. Les Tutsi du Rwanda et du Zaïre perpétuent de grands massacres et ceux qui en réchappent rentrent au Rwanda.
  • Avril 1998 : faute d'autorisation de la part des autorités congolaises de conduire une enquête neutre, l'ONU opte pour une suspension.
  • Juin 1998 : les troupes de Laurent-Désiré Kabila, ainsi que l'armée du Rwanda sont accusées d'actes de génocide sur les années 1996 et 1997 par l'ONU dans un de ces rapports.

Tribunal pénal international

Suite à la création en novembre 1994 d'un Tribunal pénal international du Rwanda par le Conseil de sécurité de l'ONU visant à juger les responsables du génocide, le procureur Honoré Rakotomanana, juge malgache, avait pu ordonner le 19 février 1996 l'arrestation de leaders hutu détenus en Zambie à Lusaka et responsables de ce massacre. Résultats de cause à effets, les détenus incarcérés à Kigali ne cessent d'augmenter passant de 28 000 à 69 000. Tous attendent d'être jugés.

  • 10 janvier 1997 : les auditions de témoins et prévenus se déroulent au TPR et certains responsables de l'ancien gouvernement du Rwanda reconnaissent avoir été informés des intentions de tuerie contre les Tutsi.
  • Mai 1998 : le porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU est expulsé et cette entité dissoute suite à l'exécution en public de 22 personnes reconnues coupables du massacre. Le régime en place ne rallie plus tous les suffrages face à son action pour la réconciliation et le pouvoir démocratique. Les Hutu modérés en faveur desquels il oeuvrait et qui occupaient pour la majorité des hautes fonctions ont soit démissionné en 1995, soit ont été assassinés ou alors ont été accusés du massacre et ont été exclus. On note également une scission entre l'Ouganda et le Rwanda, notamment par rapport à la mort d'environ 300 000 réfugiés hutu et à l'occupation du Kivu
  • Juin 1999 : auto-reconduction pour 4 ans du gouvernement
  • Mars 2000 : les députés et les membres du gouvernement élisent à l'unanimité le Général Paul Kagamé comme Président avec 81 voix contre 5 voix pour son adversaire Charles Murigande. De son côté, le Pasteur Bizimungu démissionne.

Géographie du Rwanda

Le territoire rwandais fait partie intégrante de la région des Grands Lacs en Afrique.
Il se caractérise par de nombreux visages en fonction de sa région géographique. Surnommé le pays des mille collines, il est bordé à l'ouest par le lac kivu qui s'étend dans toute sa splendeur, à l'est par l'Akagera et ses marais, par ceux de Bugesera au sud-est. Au sud-ouest, il est habillé par la forêt de Nyungwe qui est également le lieu abritant la source du Nil et au nord par une série de volcans s'élevant entre 3 500 et 4 500 mètres. C'est un pays d'altitude, avec des villes à plus de 1 400 mètres d'altitude, comme c'est le cas de Kigali, la capitale. S'il fait parfois froid dans quelques zones de montagne, les températures du Rwanda tournent généralement autour de 18-20 degrés et le climat y est souvent agréable dû à l'altitude et en dépit du fait qu'il soit situé en dessous de l'équateur.


Economie du Rwanda

L'économie du Rwanda est surtout dominée par l'agriculture, un secteur qui regroupe 90 % des emplois au détriment d'une industrie très peu développée. Il faut dire que l'économie rwandaise a subi de plein fouet les conséquences des massacres de 1994. Peu d'investisseurs étrangers privés comme publics, une population pauvre surtout en ce qui concerne les femmes et des bases économiques détruites.
Néanmoins, les efforts déployés pour réhabiliter et stabiliser l'économie du pays sont bien réels.
Grâce au Fonds monétaire international et avec le soutien de la Banque mondiale, Le Rwanda s'engage en juin 1998 dans un programme structurel et de privatisation. C'est le prix du café et du thé qui contribuera à la croissance régulière du pays, ainsi que la continuité de l'aide internationale.


t

150

créateurs de voyages

r

20882

avis de voyageurs

d

Garantie

Capital 7,7m€ & Assurance 8m€

Paiement Sécurisé

o

1500

suggestions d'itinéraires 100% personnalisables

U

137821

voyageurs nous ont fait confiance

Haut